« Love in a Fallen City » d’Eileen Chang

Envie de détente pendant le week-end de Pâques ? Que vous n’ayez rien prévu de spécial ou que vous soyez débordés par l’organisation d’une chasse aux oeufs et d’un déjeuner pascal, je vous conseille de faire une pause avec ma dernière très belle lecture « Love in a Fallen City » de Eileen Chang.

Livre Eileen Chang 1

En plus, j’adore la couverture 🙂L’histoire : Shanghai, 1941. Une vieille famille crispée autour de sa douairière semble avoir pour seule ambition d’arrêter le temps. Quand Madame Hsu y introduit un riche héritier aux moeurs décadentes pour épouser la Septième Demoiselle, c’est davantage sa soeur, Pai Lio-su, la jeune et belle divorcée retournée vivre dans sa famille, qui intéresse Fan Liu-yuan. Devant l’hostilité montante du clan, Pai Lio-su quitte Shanghai pour Hongkong…(Source: 4ème de couverture, Edition Zulma)

L’auteur : Eileen Chang

Eileen Chang
Eileen Chang

Personnage éminemment romanesque, flamboyant de liberté rebelle, de beauté et d’intelligence, Eileen Chang est née en 1920 à Shanghai. Initiée très tôt à la littérature classique chinoise, elle a commencé sa carrière d’écrivain, dans la période de la guerre sino-japonaise et de la seconde guerre mondiale. Fine observatrice, elle décrit la culture traditionnelle chinoise dans un pays en pleine mutation. Après un long séjour à Hong-Kong, elle s’exile en 1955 aux Etats-Unis. Elle s’éteint à Los Angeles en 1995.

A propos des nouvelles chinoises : « ce ne sont pas tout à fait des nouvelles comme on l’entend dans le monde occidental mais ce ne sont pas non plus des romans. C’est un format intermédiaire qui est connu sous le nom anglais de «short stories» » (Source : Fannytraducteurschinois.fr).

Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce livre : Eileen Chang décrit les situations et les émotions avec un grand sens du détail et de manière très imagée, souvent poétique. Au fil des pages se déroule une histoire d’amour peu conventionnelle dans laquelle les personnages, prisonniers de leur rôle social (mais jusqu’à quel point ?), sont présentés avec beaucoup de finesse et de subtilité. Les descriptions sont entrecoupées de dialogues, ce qui donne un rythme très agréable à l’histoire. L’auteur a su ménager un certain suspens car de multiples événements interfèrent dans le déroulement de l’histoire.

Certains critiques ont parlé d’accent fitzgeraldien et d’autres ont fait référence aux héroïnes de Jane Austen. Les deux sont tout à fait justifiés, néanmoins, je préfère opter pour « l’accent fitzgeraldien » qui décrit bien la relation de Pao Lio-su et de Fan Liu-yuan.

Pour ne rien vous cacher : Love in a Fallen City est suivi d’une nouvelle, « Ah Hsiao est triste en automne », un récit très maîtrisé qui nous plonge dans la vie de la domestique d’un maître occidental pingre et volage, Ah Hsiao. Elle dresse ainsi un portrait tout en nuances de Shanghai, où se côtoient les plus riches et les moins privilégiés. (Source : Café Powel, Emily Vaquié)

Alors, tentés ?

Bonne lecture et excellent week-end de Pâques !

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