Chap. 2 : Caroline et Alban, un premier rendez-vous ?

Une fois les présentations faites avec la sœur d’Alban, Caroline ne pouvait rester plus longtemps, l’heure de sa réunion approchait, elle ne voulait pas être en retard. Il fallait donc qu’elle quitte l’aéroport pour rejoindre le centre de Paris. De plus, elle ne voulait pas qu’Alban la dépose, elle préférait prendre un taxi. En effet, son travail nécessitait une certaine discrétion et à ce stade de leur relation, il ne s’agissait pas pour elle de dévoiler la nature de ses activités, ni encore moins de laisser des indices en indiquant l’adresse à laquelle elle se rendait. Le ferait-elle un jour? Elle n’en savait encore rien, mais aujourd’hui elle en était sûre, c’était vraiment prématuré.

Comme elle avait tout de même très envie de revoir Alban, elle se décida à lui laisser son numéro de téléphone personnel, espérant bien sûr qu’il la rappellerait prochainement. Après lui avoir laissé ses coordonnées, elle salua Alban et sa sœur, et se rendit directement à la station de taxi. Par chance, la file d’attente n’était pas trop importante. Trouver un taxi à Paris n’était pas toujours immédiat, elle qui voyageait beaucoup le constatait souvent, il n’y avait pas de comparaison possible avec les autres capitales européennes.

Alors que le taxi se dirigeait vers Paris, elle commença à se préparer mentalement pour sa réunion. Elle devait présenter un bilan de sa dernière mission à Rome. Elle adorait son métier, il était sa priorité mais il fallait admettre que sa rencontre avec Alban l’avait un peu chamboulée. Elle, qui avait l’habitude d’observer et d’analyser, ne pouvait s’empêcher de décortiquer chacun de ses propos. Elle se rendit compte que finalement elle ne savait pas grand chose sur lui. Elle avait été tellement impressionnée et troublée par leur complicité naissante, qu’elle en avait oublié de lui poser des questions, même les plus basiques. Son attitude à l’aéroport en était la meilleure preuve, lorsqu’elle avait croisé la sœur d’Alban, elle avait immédiatement imaginé qu’il était marié. Et même, si cette question depuis, avait trouvé sa réponse, il restait encore de nombreux points à éclaircir. Mais elle verrait cela plus tard, ça y est, elle était arrivée à destination. Déjà!

Tant pis, elle interviendrait de manière spontanée. Son expérience professionnelle et sa capacité d’analyse lui permettraient d’aller à l’essentiel et de répondre aux questions toujours nombreuses des autres responsables de pôle. Son domaine était celui de la lutte contre la traite des femmes. Depuis l’ouverture des frontières, les réseaux s’étaient développés, les organisations étaient de plus en plus complexes avec des ramifications dans différents pays. Il lui fallait donc travailler en étroite coopération avec d’autres services au niveau national et international pour avoir une chance de lutter contre ces organisations criminelles. L’échange d’informations et la coordination avec d’autres pays étaient devenus indispensables.

Lorsqu’elle sortit de sa réunion, elle pût voir qu’Alban lui avait laissé un message. Il souhaitait la revoir sans plus attendre et lui proposait de la retrouver dès ce soir, à l’Automobile club, place de la Concorde.

Il en était membre depuis un peu plus de deux ans. Il avait en effet pu accéder à ce club très privé grâce à l’un de ses proches amis. Seuls les hommes pouvaient en faire partie, il était néanmoins possible pour l’un de ses membres, d’y inviter la gente féminine pour un verre ou un dîner. Au delà de l’exclusivité et de la discrétion, ce club offrait également une vue magnifique sur la place et l’obélisque de la Concorde, mais aussi un peu plus loin sur le Palais Bourbon et sur la droite, le Jardin des Tuileries. Boire un verre sur la terrasse était un merveilleux privilège. Elle décida donc de dire oui!

Elle arriva vers 20h30 et fut accueilli par un concierge, qui après avoir vérifié qui l’avait invitée, prit son manteau et lui indiqua la direction des salons et de la fameuse terrasse.

Alban était là. Il l’attendait. Ce lieu lui donnait une élégance particulière, l’allure d’un gentleman anglais. Il semblait très à l’aise, mais face à lui, elle l’était finalement beaucoup moins.

© LeCarnetdeDameCatherine-2013

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